
"Projet financé par le Fonds Social Européen"
Dès juin 2003, une étude réalisée sur les musiques actuelles en Aquitaine (par le Cabinet OPALE) identifie la piste du groupement d’employeurs comme une solution intéressante à approfondir. Conformément à cette préconisation, le RAMA entame une réflexion interne auprès de ses membres.
Entre mars et juin 2004, deux stagiaires (DESS Direction de projet de musiques actuelles, et Licence professionnelle de Géographie) sont chargés de poser les premières bases d’un processus de mutualisation général, préalable essentiel à toute réflexion sur la mutualisation d’emplois. En parallèle, le RAMA interpelle ses partenaires publics sur les perspectives offertes par les groupements d’employeurs face aux mutations attendues du secteur d’activité (décentralisation, problématiques liées à l’intermittence du spectacle, fin des emplois aidées, restructurations des opérateurs, contraintes budgétaires des institutions publiques, …). Un long travail de définition des axes méthodologiques abouti en septembre 2004 à la rédaction d’un plan de structuration hiérarchisé présenté aux partenaires publics en octobre.
En novembre 2004, le Conseil d’Administration du RAMA valide officiellement la démarche de création d’un groupement d’employeurs et, suite aux craintes exprimées lors de l’Assemblée Générale de février 2005 quant au principe de responsabilité solidaire, choisi de faire appel de façon contractuelle à un juriste spécialisé. Au vu du succès de la démarche structurante, l’Assemblée Générale vote par ailleurs une intensification du processus de mutualisation et affirme le RAMA comme soutien pour l’ingénierie et la coordination de projets mutualisés.
La charge de travail inhérente à cette activité, ainsi que les incontournables coûts qu’engendre la phase de création d’un groupement d’employeurs efficient, déterminent l’embauche en mars 2005 d’un CDD chargé, entre autres, du montage du dossier relatif à la mesure 10B du FSE. C’est aussi le mois où débute un travail concret sur deux projets de mutualisation (entre le CIAM et la Rockschool Barbey, et entre le Krakatoa et Rock & Chanson). Le dossier « appui aux micro projets associatifs » est déposé auprès de la CRESS Aquitaine en avril 2005 et sera validé en mai.
En juin 2005, le Conseil Général de la Gironde présente aux opérateurs culturels un projet expérimental d’incitation à la mutualisation de projets. Ce dispositif (RELIER) s’appui sur l’axe 4 du FSE et finance, par la signature d’un Contrat Inter Associatif d’Utilité Sociale (CIAUS), la préfiguration de projets associatifs mutualisés. Le RAMA, dans sa fonction d’ingénierie culturelle, présente donc un dossier qui apparaît déjà comme susceptible d’offrir une perspective de pérennisation aux dynamiques de mutualisation entamées depuis juin 2003. En parallèle, la convention 10B entre la CRESS et le RAMA est signée, lançant officiellement la phase de structuration du groupement d’employeurs.
En septembre 2005, le Conseil d’Administration du RAMA pose l’articulation entre la mesure 10B et le programme RELIER et entame la phase de promotion de son initiative auprès du territoire aquitain.